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mardi 22 juillet 2014

La température chez le chien ....

La temperature normale d’un chien ou d’un chat se situe entre 38°C et 39°C. On considère que la température moyenne est de 38.5°C pour les chiens comme pour les chats.

Il est important de comprendre que la température varie au cours de la journée en fonction de la période, de l’activité de l’animal et des conditions météorologiques. Ainsi vous pouvez mesurer la température d’un chien ou d’un chat à 3 moments différents de la journée et obtenir 38.7°C puis 38.4°C puis 38.6°C sans que cela soit anormal !
Le corps travaille en permanence pour conserver une température constante. Si vous constatez ce type de variations dans une journée, pas d’inquiétude ! ;)

samedi 29 juin 2013

Son environnement ...

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A l’occasion de la mise à disposition des enseignants et de leurs élèves de 8-10 ans d’un programme de sensibilisation visant à lutter contre la transmission de maladies lorsque l’on vit aux côtés d’un animal, un laboratoire vétérinaire revient sur les bonnes habitudes à prendre au quotidien. 

Lorsque l’on vit aux côtés d’un chien ou d’un chat, les bonnes habitudes d’hygiène sont essentielles. 


L’occasion pour le laboratoire de rappeler quelques recommandations des pédiatres et des vétérinaires pour maintenir un environnement sain.


A la maison, la chasse aux parasites est ouverte !

Et premier lieu de contamination, il s’agit de veiller à un nettoyage strict de la litière. Ainsi, les œufs ou larves éventuelles ne glisseront pas sur le pelage ou sur les pattes du chat et ne contamineront pas la maison ni ses habitants.


Dans le même esprit, il est important de bien nettoyer les écuelles de vos animaux régulièrement.


Quant aux chiens, les règles d’hygiène sont les mêmes ! A chaque promenade, il faut donc penser à s’équiper d’un petit sac pour ramasser ses déjections. 


En effet, le code pénal stipule que les déjections canines sont interdites sur les voies publiques, les trottoirs, les espaces verts publics, les espaces des jeux publics pour enfants... et ce par mesure d’hygiène publique. La loi n’est donc pas simplement “bête et méchante”, puisqu’au-delà d’un acte civique et esthétique, c’est une réelle mesure de santé publique, permettant d’empêcher le risque de contamination grave par une zoonose. 


En cas de non respect de l’interdiction, l’infraction est passible d’une contravention de 1ère classe (35 €), qui peut évoluer selon la commune.


Réellement soucieuses des problématiques de santé publique, certaines écoles et communes se sont même engagées il y a plusieurs années à supprimer les bacs à sable des aires de jeu. 


Là encore, cette mesure est loin d’être anodine, puisque l’on connaît l’attrait des félins ou des canidés errant pour ces litières grandeur nature ! 


Un enjeu de santé publique

Il en va de même sur la plage... Les chiens ne sont pas les bienvenus, non pas pour d’éventuelles nuisances sonores, mais pour empêcher le cycle de contamination des zoonoses. 


Dans ce cas bien précis, la “maladie des bacs à sable” est le nom sympathique de la toxocarose.


A l’approche des beaux jours, Novartis Santé Animale alerte ainsi chaque famille possédant un bac à sable, sur la nécessité de bien le couvrir et de changer le sable une à deux fois dans l’année.


Faut-il toujours partager ses jouets ? Avec son animal ce n’est pas utile ! Bien au contraire, en partageant ses peluches et son doudou, on risque d’attraper des maladies... Mieux vaut donc garder ses affaires pour soi et éviter que son animal nous transmette ses parasites !


Bien évidemment, à l’heure du repas, il ne faut pas caresser son animal ni même se faire lécher les doigts. Le repas, c’est un moment à soi et, mieux vaut tenir ses animaux éloignés !


Enfin, et même si cela peut paraître très dur ou très injuste, il est préférable, que le chien et le chat dorment chacun dans leur panier et que ni l’un ni l’autre ne se blottissent auprès de son petit maître dans le lit.



Vermifugation des chiens et chats : essentielle, elle reste toutefois trop peu suivie

Essentielle et trop peu suivie en France, la vermifugation marque pourtant une étape décisive dans l’enrayement des zoonoses parasitaires.


Dès sa naissance ou pendant son sevrage, le chaton et le chiot peuvent être en effet directement contaminés par leur mère. L’ESCCAP* recommande ainsi la vermifugation pendant la gestation, puis la vermifugation mensuelle des nouveaux nés à partir de deux semaines pour le chiot et trois semaines pour le chaton. Ces précautions sont à tenir pour les deux espèces jusqu’à leur 6 mois.


Lorsqu’ils deviennent adolescents puis adultes, les chats et chiens s’alignent alors sur un calendrier saisonnier de 4 vermifugations par an minimum, selon les recommandations de L’ESCCAP (European Scientific Counsel Companion Animal Parasites) et en fonction des recommandations de votre vétérinaire. 


Néanmoins, lorsqu’un nouveau-né ou un jeune enfant côtoie l’animal, mieux vaut reprendre un rythme de vermifugation mensuel.

Doit-on vermifuger les enfants ?


Bien différents des vers transmis par les animaux, les oxyures peuvent parfois contaminer l’enfant. 


Un traitement est alors prescrit pour le petit patient et sa famille, mais celui-ci ne protège pas des zoonoses transmises par les animaux de compagnie.

vendredi 28 juin 2013

La pavovirose ...


Le virus de la parvovirose peut faire des ravages, dans les élevages et refuges notamment. Votre chien, jeune ou adulte, doit être protégé toute sa vie durant. Il existe pour cela un vaccin très efficace, au rappel annuel. 
Le virus de la parvovirose, s’il est connu de la science pour être un très petit virus, est par contre ravageur. Il résiste à tout : lumière, chaleur et même à certains détergents puissants, y compris l’alcool. 



Des désinfectants adaptés ou une dilution eau/javel sont utilisés par les professionnels pour l’hygiène de leurs locaux (refuges, des chenils, des élevages). … 



Mais la parvovirose ne touche pas seulement les endroits où les chiens vivent en communauté. C’est pourquoi il est impératif de faire vacciner votre chiot – les premiers concernés - et de procéder aux rappels annuels. Les chiens adultes ne sont pas non plus complètement épargnés en vieillissant leur système immunitaire étant moins « performant ». 
Deux formes de la maladie
La transmission se fait par l’excrétion du virus dans les selles des chiens, ainsi que par voie respiratoire ou buccale. Le simple fait pour le chien de renifler lors d’une promenade peut donc l’exposer à ce virus. 



Enfin, la maladie peut s’exprimer sous deux formes : gastrique - la plus courante – et myocardique, qui est la plus grave car le chien qui ne présente aucun signe particulier peut mourir d'un choc aigu.
 
  
Une bonne hygiène 



Tant que votre chiot n’est pas totalement immunisé contre les virus telle que la parvovirose, il faut se montrer assez prudent. 

jeudi 27 juin 2013

Ses vaccins ...

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Votre vétérinaire établir le calendrier de vaccination de votre chien. A raison de deux fois par an en moyenne auront lieu les rappels. 

Les maîtres ont tendance à ne plus faire vacciner leur chien sous prétexte qu’il est entré dans la catégorie des seniors. 


C’est absurde, car un chien âgé, plus qu’un autre, a besoin de ces protections. 


Lorsque vous aurez fait l’acquisition de votre chiot, à partir de l’âge de huit semaines, celui-ci aura normalement fait l’objet d’une primo vaccination contre l’hépatite de Rubarth, la maladie de Carré et la parvovirose. A vous ensuite de tenir ce calendrier à jour au fil des rappels annuels. L'assurance santé animale peut prendre en charge les frais de vaccination (voir encadré ci-dessous). 


Une première visite chez le vétérinaire vous permettra de faire le point sur le statut vaccinal de votre compagnon et d’établir ces échéances des vaccinations. A douze semaines, le chiot subira les rappels des trois premiers vaccins puis sera vacciné contre la leptospirose. 


Trois à quatre semaines plus tard, il faudra faire les rappels de tous ces vaccins et ajouter celui contre la rage puis, plus tard, celui contre la piroplasmose.


POUR NE PAS OUBLIER
- Les vétérinaires sont nombreux à faire parvenir un courrier à leurs clients afin de rappeler les dates d’échéances des vaccins. 


- Certains laboratoires vétérinaires utilisent désormais les mails et/ou les SMS pour rappeler aux maîtres ces dates importantes. Il suffit de s’inscrire gratuitement sur les sites des laboratoires les proposant. 


- Reste sinon la bonne vieille méthode du calendrier ou du post-it !

Age                     Valences vaccinales

5 semaines
         P (en cas de risque ou en milieu infecté)
7-8 semaines     CHP + TC ou CHLP = TC
3 mois                CHLP + TC ou CHLPR + TC
4 mois                LR
1 an                    CHLPR + TC
Tous les ans       CHLPR + TC
C : maladie de Carré ; H : hépatite de Rubarth, : leptospirose ; : parvovirose ; R : rage ; TC : toux de chenil. 



Ce calendrier est donné à titre d’exemple et seul le vétérinaire est habilité à conseiller sur un calendrier de vaccination. 

mercredi 26 juin 2013

Quelle friandise pour mon chien ou mon chat ...

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Une friandise, à raison d’une fois par jour et en quantité raisonnable, est un bon moyen de récompenser son chien ou son chat. Cela peut aussi être utile afin de lutter contre la formation de tartre. Certaines friandises restent toutefois à éviter. 

Friandises pour chien et chat : l’instant « plaisir »


Chiens et chats sont généralement gourmands ! La friandise va donc être pour eux quelque chose de plus à se mettre sous la dent. Quelque chose de différent de leur alimentation habituelle. 


La friandise est idéale pour récompenser son chien ou son chat. Et ils le savent bien d’ailleurs. A voir leur comportement lorsque leur maître touche la « précieuse » boîte ou sachet qui les renferment les rend… tous fous ! 


La friandise peut être utilisée, toujours à bon escient, juste pour leur faire plaisir ou bien dans le cadre de l’éducation. 


Les habitudes se prennent très rapidement. Aussi, il est possible de ne pas rendre systématique la distribution d’une friandise. On peut alorsalterner avec caresses et compliments. Si les chiens et chats les apprécient également, cela n’a toutefois pas la même… valeur ! 



Les friandises permettent de lutter contre la formation du tartre


La friandise peut être utile dans la prévention contre le tartre et sa formation. L’idéal est alors de la distribuer après le dernier repas. Afin que son pouvoir d’élimination (lors de la mastication) soit le plus efficace possible. 


Attention, certaines friandises sont à éviter, comme les os (poulet, lapin…). De même, il faut éviter les sucreries et tout ce qui pourrait être mauvais pour sa santé. 


Il existe dans le commerce de nombreuses friandises adaptées pour chiens et chats. 



Demander conseil au vétérinaire

mardi 25 juin 2013

Peut-on faire confiance à l'alimentation des chiens et chats ...

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Alors que le scandale de la viande hachée de cheval dans des préparations alimentaires a éclaboussé le secteur de l'alimentation humaine, on peut se poser la question de la qualité des aliments industriels destinés aux chiens et chats. 


Peut-on faire confiance à l’alimentation dite industrielle ? Les fabricants d’aliments industriels pour chiens et chats ont fait d’énormes progrès. Désormais, il est possible de trouver une nourriture de haute qualité pour son compagnon. 


La profession s’est par ailleurs organisée. Ainsi, la FACCO (Chambre Syndicale des Fabricants d’Aliments pour Chiens, Chats, Oiseaux et autres animaux familiers) créée en 1965 rassemble 27 sociétés nationales, parmi lesquelles bien entendu les grands fabricants d’aliments pour chiens et chats. 


En matière de sécurité, d’hygiène et de qualité, l’alimentation industrielle pour animaux de compagnie n’a rien à envier à celle destinée aux humains. 



Alimentation animale : sécurité et hygiène 

Des cadres et cahiers des charges strictes ont été définis. La sécurité alimentaire est une notion qui aussi existe dans ce secteur avec un principe de précaution qui, selon la Facco, « devance le cadre règlementaire et applique le principe de précaution ». 


La profession s’est par exemple « interdite au niveau européen (et cela depuis des décennies) d’utiliser des matières d’origine animales issus d’animaux morts de maladie pour n’utiliser strictement que des matières issus d’animaux abattus en abattoirs et déclarés propres à l’alimentation humaine par un vétérinaire officielle ». 


Un règlement fixe les règles à respecter tout au long de la chaîne de fabrication, de la collecte aux produits finis.
 


Une traçabilité assurée

Si toutefois un problème survenait, comme cela est le cas actuellement en alimentation humaine avec le scandale de la viande hachée de cheval dans des préparations alimentaires surgelées ou d’autres par le passé (souvenons-nous de la crise de la maladie de la vache folle en 1991), un système de traçabilité complet et efficace existe aussi dans le secteur de l’alimentation animale. L'étiquetage peut quant à lui fournir des indications aux maîtres cherchant à décrypter le contenu d'un emballage. 


« Les procédures de traçabilité permettent un retrait et rappel rapide de produits si nécessaire en cas de risque sécurité produit », assure la Facco. 


« On pourra ainsi rapidement retrouver : en aval, les produits finis et les livraisons, en amont, les matières premières et emballages. Des échantillons de chaque matière première reçue et de chaque produit fini fabriqué sont conservés pour une période appropriée. »

samedi 22 juin 2013

Comment bien nourrir son chien ...




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Le syndrome dilatation-torsion de l’estomac, toujours mortel sans traitement chirurgical d’urgence (intervention de pronostic toujours réservé), touche essentiellement les grands chiens.
Il se traduit par des efforts pour vomir, de la salivation, un ventre très ballonné (qui résonne comme un tam-tam si on tapote avec le doigt), et très vite une dégradation importante de l’état général du chien.
Si toutes ses causes ne sont ni connues ni maîtrisables, quelques règles de vie permettent d’en réduire la fréquence :
  • Donner la ration en 2 ou 3 repas par jour à heures fixes.
  • Le chien doit être calme pendant 30-45 minutes avant le repas et être calme et sans activité physique dans les 2 heures qui suivent le repas.
  • Donner une ration assez énergétique pour limiter le volume du repas : l’alimentation ménagère, l’alimentation humide (boîtes et « soupes » sont à réduire voire à supprimer).
  • Réduire la vitesse d’ingestion : croquettes de grande taille, ou gamelles particulières très larges ou très hautes ou à fond bombé.
  • Limiter la compétition alimentaire entre chiens (repas séparés ou hiérarchie claire et stable).
  • Vermifugation très régulière (tous les trimestres au minimum).
  • Diète complète pendant 12 à 24 h en cas vomissements.
  • Eau de boisson à température ambiante (ou tiède l’hiver).

vendredi 21 juin 2013

Le chien et sa puberté ...

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Le chien est un animal social, et son intégration au groupe est capitale pour son bien être “mental”. Toutefois sa croissance, globalement rapide, dépend de sa race.
Ainsi cette période “pubertaire”, qui correspond approximativement à l'adolescence humaine, a lieu vers l'âge de 5-6 mois chez les chiens de petite format, avec une période pubertaire courte ; chez les chiens de race géante, la croissance est plus tardive, alors que la maturation hormonale est à peine retardée, et la période pubertaire dure de 6-7 mois à 15 mois d'âge.

A cette période, ses défenses immunitaires deviennent pleinement efficaces et les vaccins le protègent bien, même les vaccins les plus complexes comme ceux contre les maladies transmises par les tiques.
Pendant cette période pubertaire, le chien achève sa croissance, toutes ses dents de lait finissent de tomber, et sa dentition adulte est achevée. Si des dents de lait persistent, il conviendra de les extraire afin d'éviter qu'une éventuelle fracture de ces dents fragiles ne s'infecte et que l'infection se propage aux dents définitives.
La chienne aura ses premières chaleurs : si elle doit être stérilisée, il est conseillé de l'opérer rapidement pour bien réduire les risques de tumeur mammaire par la suite.
Si les testicules du mâle ne sont pas en place dans les bourses, il conviendra de les enlever ou de surveiller l'apparition d'une tumeur du testicule non descendu.
Même si le chien achève sa croissance, il n'a pas encore sa taille définitive, et ses articulations sont encore fragiles alors que le chien reste peu musclé.
Il est important de limiter les chocs articulaires (sauts, pentes raides ou glissantes...), surtout si le chien boite par moment, s'il s'assoit mal, s'il se relève ou se couche en 2 temps : la dysplasie du coude ou des hanches est fréquente chez les grandes races, mais peut exister chez tous les animaux. Un dépistage radiologique permet de contrôler cette lésion congénitale invalidante.
La croissance du chien touche à sa fin, et les besoins alimentaires se modifient : le jeune chien n'a plus besoin d'autant de calcium et d'énergie qu'un chiot, et une transition progressive vers une ration plus adaptée permet de limiter le surpoids et les douleurs articulaires.

Pour le chien, la période pubertaire est surtout le passage à l'âge adulte, et donc la sortie du groupe des chiots pour intégrer la meute des adultes.
Cette vie sociale est indispensable au chien, qui recompose artificiellement une “meute” avec les autres animaux de la maison et avec les membres de la famille. Il quitte alors sa mère (ou sa “mère adoptive” humaine) qui le protégeait et le rassurait quand il était chiot, tout en commençant son éducation.
Au sein de cette “meute” règne une hiérarchie nécessaire au chien, et plus les humains seront gradés par rapport au chien, mieux se déroulera la vie sociale de la famille et du chien.
Au moment de la puberté, le chien doit être complètement maître de lui, sans mordiller ni faire ses besoins à l'intérieur. Il doit être ouvert à toute situation, sans crainte si agressivité, et doit respecter tous ses maîtres et leur obéir, sans pour autant toujours venir chercher des caresses ou un compagnon de jeu.
Comme chez l'homme, la période pubertaire du chien est un moment charnière entre l'insouciance du chiot et l'intégration du chien au groupe des adultes, avec des règles strictes de communication au sein de la meute mixte humains-chiens ; dans le même temps la croissance du chien s'achève, et son système hormonal et immunitaire devient complètement efficace. Si tout n'est pas parfait, il faut vite agir quand le chien accepte encore facilement de nouvelles règles ou tant que ses organes ne sont encore pas abîmés ou modifiés.

jeudi 20 juin 2013

La gestation chez la chienne ...


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Le déroulement de la gestation

La durée de la gestation est environ de 2 mois (de 58 à 70 jours après la saillie). Vous pouvez préparer en vue de la mise bas, un panier ou un endroit garni de chiffons ou de draps propres : l’idéal est une caisse de 100 x 80 cm, dans un endroit tempéré, sans courants d’air, et de surveillance facile mais discrète. Le lieu de naissance doit être assez tranquille pour que la chienne et sa portée ne soient pas dérangées par le passage incessant de la famille, sans être complètement isolé non plus. La caisse sera recouverte de journaux changés très souvent (contre les odeurs d’urine) et remplie de draps ou de serviettes qui seront lavés à 90°C et javellisés régulièrement.
Pour améliorer la santé des chiots, on vermifuge la mère 2 semaines avant la naissance, et on la vaccine contre l’herpès virose 8-10 jours avant la naissance si la chienne a été saillie par un chien d’éleveur.
Une radiographie effectuée au 50-55e jour de gestation permettra de compter les chiots.
Une semaine avant la mise bas, on observe une montée de lait. Chez les chiennes mettant bas pour la première fois, celle-ci ne se produit que 2 à 3 jours avant la mise bas. On n’augmentera la ration alimentaire de la chienne qu’à partir de la 2e moitié de la gestation, en veillant à ce que la chienne ne prenne pas trop d’embonpoint. Elle continuera d’avoir une activité physique régulière. Progressivement, la chienne mangera des croquettes pour chiot à la place de sa ration habituelle.
24 heures avant le début du travail, on observe une chute de température corporelle de 1°C par rapport à la température habituelle, à condition de relever la température matin et soir dans les mêmes conditions. Elle correspond à une modification hormonale.

Les signes annonçant la mise bas
Il existe une phase préparatoire à la mise-bas dont la durée est variable, en général de 2 à 12 heures, mais pouvant être plus longue chez les chiennes qui mettent-bas pour la première fois (jusqu’à 36 heures).
Pendant cette phase, la chienne est inquiète, agitée et cherche un endroit calme pour “faire son nid”. La plupart du temps, les chiennes ne mangent plus, peuvent vomir et respirent très vite. Elles peuvent s’isoler ou au contraire rechercher la compagnie de leur maître. Elles peuvent uriner très souvent en petites quantités.
La chienne présente des contractions utérines de plus en plus intenses mais non visibles de l’extérieur. Lors de cette période préparatoire, il faut laisser la chienne tranquille, toute perturbation, toute modification de son environnement (un transport par exemple), tout stress, pouvant retarder ou empêcher la mise-bas. La chienne doit donc rester au calme.

Le déroulement de la mise bas
Les premières contractions abdominales, visibles, se produisent de façon intermittente.
La durée de la mise-bas pour l’ensemble de la portée est généralement inférieure à 12 heures mais elle peut parfois s’étaler sur 36 heures chez les chiennes qui mettent-bas pour la première fois.
La durée de l’expulsion d’un chiot varie de quelques minutes à 1h30. En général, c’est l’expulsion du premier chiot qui est la plus longue. Les chiots naissent parfois enveloppés du sac amniotique ou bien celui-ci peut se rompre spontanément lors de l’expulsion.
La chienne déchire l’enveloppe foetale entourant le chiot dans les 30 secondes à 2 minutes après la naissance. Dans les 15 minutes après la naissance de chaque chiot, le placenta est expulsé. Le placenta renferme des pigments vert bouteille ; par conséquent on ne doit pas avoir de pertes ainsi colorées sans expulsion d’un chiot, ce qui signifierait qu’un chiot est coincé dans le bassin de la mère. La chienne mange le placenta qui contient une hormone qui va favoriser la lactation. Entre deux naissances, il s’écoule un délai moyen de 10 à 60 minutes (phase de repos de l’utérus). Ce délai ne doit pas excéder 3-4 heures. Si la mère délaisse ses chiots dans un premier temps, débarrassez- les de leurs enveloppes placentaires avec un linge propre.

La présentation des chiots

La présentation antérieure, la tête sort d’abord dans la majorité des cas, et la présentation postérieure, la queue sort d’abord, sont toutes les deux normales. Toutefois, la présentation antérieure est plus rapide car la tête du chiot facilite la dilatation du col de l’utérus et stimule mieux les contractions.
On ne doit aider à la sortie du chiot que si la chienne arrête de “pousser”.
Si l’une des situations suivantes se présente, consulter un vétérinaire :
  • La gestation dure depuis plus de 65 jours (dans le cas des éleveurs, 59 jours après la cytologie effectuée pendant le dioestrus ou 65 jours après que la LH a atteint son taux maximal).
  • Efforts intermittents pendant plus de quatre heures, ou efforts intenses qui durent pendant plus d’une demi-heure sans qu’il y ait expulsion d’un chiot, ou intervalle de plus de deux heures entre les naissances.
  • Mère malade.
  • Cas évident d’un foetus mal placé ou bloqué.
  • Pertes anormales provenant des voies génitales (grande quantité de sang, de liquide noir ou vert malodorant, ou de pus).
  • Plus de 24 heures passées depuis que la température de la mère à chuté (37,2°C).
  • La mère a déjà subi une césarienne ou une autre intervention chirurgicale auparavant.

Après la mise bas

La chienne lèche immédiatement le nouveau- né, stimulant ainsi la respiration et sectionne le cordon ombilical avec ses dents. Vous pouvez frictionner le chiot avec une serviette si la chienne ne s’en occupe pas immédiatement. Aussitôt après la naissance, les chiots aveugles et sourds, s’orientent vers les mamelles grâce à leur sens du toucher. Vous pourrez les aider à la fin de la mise-bas à s’orienter vers les mamelles s’ils ont des difficultés. Une fois la mise-bas terminée, la chienne se repose. Vous pourrez lui donner à boire.
La plupart des femelles ont des pertes entre 24 heures et 1 semaine suivant la mise-bas. Changez régulièrement les linges. Ces pertes, qui peuvent être vert foncé, ne doivent jamais être couleur rouille, ni nauséabondes.
L’appétit de la chienne va augmenter rapidement pour doubler à la fin de la 1ère semaine de lactation et tripler à la 3e semaine. La chienne continuera à ne manger que des croquettes pour chiots, riches en protéines et en sels minéraux (calcium), concentrées en énergie pour que la chienne puisse produire assez de lait pour nourrir sa portée sans avoir à avaler des repas trop volumineux.
La chienne est à nouveau vermifugée deux semaines après la naissance, puis un mois - un mois et demi plus tard, en même temps que les chiots, qui seront ensuite traités contre les ascaris toutes les 3 semaines jusqu’à l’âge de 6 mois.
Le sevrage est progressif : la chienne régurgite ses aliments, que les chiots mangent progressivement. Ensuite ils vont partager la ration de la mère, tout en continuant de têter de temps en temps.
Les chiots seront définitivement sevrés vers 6-8 semaines, et ne pourront être placés chez de nouveaux maîtres qu’à partir de l’âge de 10 semaines. Il conviendra d’être vigilant pendant cette période où les chiots avaleront ou rongeront tout ce qui est à leur portée… Les chiots devront, de par la loi, être vaccinés et identifiés (par puce électronique ou tatouage) avant de changer de maître, qu’ils soient offerts ou vendus.
Si toute la portée est décédée, mettre la chienne à la diète complète pendant 24 h (uniquement un peu d’eau trois fois par jour) ; éventuellement un traitement complémentaire aidera à l’arrêt de la lactation. D’éventuels chiots mal formés seront euthanasiés rapidement après la naissance.
Pour une meilleure intégration des chiots dans la vie de leur futur maître, il est important que la chienne apprenne aux chiots à
 ne pas avoir peur de bruits bizarres ou des étrangers : n’hésitez-pas à sortir la chienne avec ses chiots, à faire participer les chiots à la vie de la famille, à recevoir des amis (et leurs animaux) quand les chiots sont déjà curieux et toujours rassurés par la présence de leur mère.